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| Considérée mineure pour certains
actes de la vie, comme la conclusion de son mariage ou la gestion des biens de ses
enfants, majeure pour dautres, comme ladministration de son patrimoine ou
lexercice de ses droits civiques, la femme marocaine musulmane navigue entre les
lois discriminatoires du Code du statut personnel et successoral et celles, universelles,
des droits de lHomme. Entre le désir
dinscrire son action dans ce cadre des droits de lHomme quil a
consacrés dans sa Constitution et lobligation de respecter les préceptes
coraniques, le Maroc sest doté dune législation originale et double :
ouverte en matière de droit public, fermée en matière de droit privé. Les femmes, principales actrices de la vie privée, restent les principales tributaires de cette dualité. Aujourdhui, elles revendiquent une adaptation de leur condition juridique, toutes matières confondues, aux principes généraux des droits de lHomme. Elles le font à travers leurs associations, de plus en plus nombreuses, et leurs écrits, de plus en plus engagés. |
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